• L’indic, Serge Leroy, 1983

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    Lors de l’enterrement du frère d’Ange Malaggione, Dominique fait la connaissance de la belle Sylvia dont il tombe tout de suite amoureux. Mais Dominique est un truand qui fait des coups avec Malaggione. Bertrand est un jeune inspecteur qui traque justement Malaggione et Dominique. Sylvia va se trouver rapidement entre les deux hommes. Même si elle est attirée par Bertrand, elle réservera ses sentiments pour Dominique. Malaggione et sa bande vont monter un gros coup, l’attaque d’un avion qui transporte des fonds. Mais le coup tourne mal, un gardien de l’aéroport est tué, et un membre du gang aussi. Dès lors la police va mettre tous ses efforts pour coincer le gang. Pour cela Bertrand va mettre Sylvia en garde en vue pour la faire craquer et pour qu’elle lui livre des informations qui permettront de faire tomber le gang. Grâce à ses indications, la police va commencer par coincer Michelesi. Bientôt ils tombent sur la planque de Malaggione qui leur échappe de très peu. Dominique va essayer de récupérer sa part du butin pour quitter la France avec Sylvia. Mais Malaggione se méfie, et il voudrait que Dominique règle son compte à Sylvia qui les a a sûrement donnés. Dominique se dénoncera et sera tué. Sylvia va repérer Malaggione et le dénoncer à l’inspecteur Bertrand qui va le poursuivre et finalement le tuer.

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    Dominique offre un manteau de fourrure à Sylvia 

    Adapté d’un roman de Roger Borniche, ancien policier reconverti dans l’écriture, le film n’atteint pas le niveau des autres films de Serge Leroy. Il est typique des polars qui se tournaient à cette époque-là. Les handicaps sont nombreux. D’abord, il y a un scénario un peu lourdingue qui insiste trop sur les relations ambiguës de Sylvia entre le policier et le voyou. C’est un peu le schéma du Deuxième souffle avec le commissaire Blot qui est attiré par Manouche la femme de Gu, le vieux truand. Mais dans le roman de Giovanni, comme dans le film de Melville, réalisateur vers lequel Leroy louche le plus souvent, cela n’était qu’une illustration de la complexité des caractères. Ici ces relations triangulaires ralentissent considérablement l’action.

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    Ange règle ses comptes et exécute l’assassin de son frère 

    Le deuxième handicap est l’interprétation. Lhermitte en voyou et Auteuil en policier ne sont guère crédibles. Surtout qu’ils surjouent. Lhermitte essaie de se donner des airs sombres et romantiques, mais ça ne marche pas. Auteuil s’agite, sans trop d’effet, il a l’air de s’être égaré en dehors du sentier bien balisé de la comédie populaire dans laquelle à l’époque il se cantonnait. Pascale Rocard est bien trop transparente pour qu’on imagine que deux hommes rompus à la violence et aux moments forts se la disputent. Curieusement le seul qui est crédible, c’est Bernard-Pierre Donnadieu qui joue Ange Malaggione avec brio. Ce qui nous rappelle que cet acteur très tôt disparu a été souvent très mal employé et n’a pas trouvé de véhicules dignes de son talent.

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    Bertrand a suivi Sylvia jusqu’à l’aéroport 

    Comme dans ses autres films, le point fort de Serge Leroy est sa capacité à filmer les scènes d’actions en donnant de la profondeur de champ à ses décors qui généralement sont très bien choisis. On retiendra la scène de l’exécution de l’assassin de son frère dans un cimetière, l’attaque de l’avion qui transporte les fonds, ou encore le rendez-vous de Dominique avec Ange à l’intérieur de la gare. La fusillade finale agrémentée d’une poursuite est aussi très bien filmée.

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    Les gangsters attaquent l’avion qui transporte des fonds

     En définitive le film se laisse revoir avec plaisir, mais sans nous donner une grande impression d’achèvement.

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    Bertrand met Sylvia en garde à vue

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    Malaggione rencontre Dominique à la gare pour lui remettre sa part

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    Bertrand tue Malaggione

    « Attention les enfants regardent, Serge Leroy, 1978La loi des armes, Gunslinger, Roger Corman, 1956 »
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