• La deuxième Palme d’or de Ken Loach, notes amères

    La deuxième Palme d’or de Ken Loach, notes amères 

    La second Palme d’or de Ken Loach appelle plusieurs remarques. La première est qu’encore une fois on attribue une Palme d’or à un cinéaste qui n’a aucune grâce, ni aucun style propre et qui dans ses meilleurs moments filme à la manière des téléfilms fauchés. Evidemment je n’ai pas encore vu le dernier Ken Loach, et donc on peut m’accuser de partialité. Je ferais mon mea culpa éventuellement en temps utile. Mais la rumeur nous signale que ce film est encore plus médiocrement filmé que les précédents, il n’y a que peu de raisons qu’à son âge Ken Loach s’améliore.

    A quoi attribuer son succès ? Sans doute parce qu’il aborde des sujets peu courants dans la production cinématographique. Mais il a plus de succès qu’un John Sayles par exemple qui est bien meilleur réalisateur que Loach. Ce qui veut dire clairement que l’un arrive à se faire connaître et reconnaître et que l’autre reste à la marge du battage médiatique.

    On remarquera que Ken Loach s’est fait connaître aussi comme militant antisioniste  - soit comme un antisémite de gauche – en appuyant les demandes de boycott des films israéliens dans tous les festivals où il était invité, menaçant de ne pas participer à ce festival si ces films israéliens y étaient projetés. Cette forme de censure réclamée par un réalisateur est à proprement parler dégueulasse. Vient-il à l’idée de ce crétin de Loach de boycotter des films chinois ou iraniens ? Non évidemment, pour lui – comme pour Godard – Israël et les Juifs sont le mal absolu. Ce n’est pas un hasard si tous les deux viennent du gauchisme militant, l’un du trotskysme, l’autre du maoïsme[1].

    Voilà ce que disait en 2009 Ken Loach :

    "Ça ne me surprend pas qu'il y ait une montée de l'antisémitisme. En fait, c'est parfaitement compréhensible car Israël nourrit des sentiments d'antisémitisme." [2]

    On imagine le tollé qu’une telle assertion aurait déclenché si elle était venue de Jean-Marie Le Pen ! Mais c’est déjà ce que disait Céline dans les années trente quand il disait que finalement les Juifs étaient responsables de l’antisémitisme.

    Il apparait que Loach est plutôt devenu au fil des années la bonne conscience d’une partie de la bourgeoisie qui ne sait rien ni de la classe ouvrière et de ses problèmes, ni de la guerre d’Espagne. Je remarque pour finir que les commentaires de la presse disent aussi que cette Palme d’or Ken Loach ne la doit pas à son talent, mais bien plutôt à une forme de politiquement correct qui a envahi la Croisette[3].

    Vous noterez que la Palme d’or a été remise par Mel Gibson, acteur ouvertement raciste et antisémite[4] qui avait fait parler de lui à l’occasion de son film Apocalipto qui apparaissait comme un brûlot d’extrême-droite. Mais si un Israélien avait remis la Palme d’or à Ken Loach, nul doute que celui-ci s(en serait indigné. Mais enfin du moment que Ken Loach se dit de gauche et ennemi du système il semble que cela suffise à rassurer un certain public.

     La deuxième Palme d’or de Ken Loach, notes amères

     


    [1] En 68 Godard était dénoncé comme le plus con des Suisses pro-chinois. Sur l’antisémitisme de Godard, voyez Antoine de Baeque, Godard, Grasset, 2010.

    [2] http://www.resiliencetv.fr/?p=5203

    [3] http://next.liberation.fr/cinema/2016/05/22/ken-loach-le-survivant_1454474

    [4] http://www.20minutes.fr/cinema/585701-20100720-mel-gibson-descente-enfers ou http://www.lefigaro.fr/cinema/2012/04/13/03002-20120413ARTFIG00388-mel-gibson-de-nouveau-accuse-d-antisemitisme.php

    « Le détective, The detective, Gordon Douglas, 1968Le jour et l’heure, René Clément, 1962 »
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