• Lionel Guerdoux et Philippe Aurousseau, Berceau d’une œuvre Dard – Frédéric Dard écrivain et journaliste – 1938-1950, Editions de l’Oncle Archibald, 2016

     Lionel Guerdoux et Philippe Aurousseau, Berceau d’une œuvre Dard – Frédéric Dard écrivain et journaliste – 1938-1950, Editions de l’Oncle Archibald, 2016 

    Frédéric Dard s’est éteint en l’an 2000. Mais grâce à la pugnacité de ses admirateurs, on continue de publier ses œuvres, et mieux encore on en découvre tous le temps des nouvelles. On peut donc dire que son œuvre est toujours vivante. Il s’agit ici de l’édition d’une collection de textes qui vont de 1938 à 1950. Ce sont des écrits qui mettent en œuvre les années de formation de l’écrivain Frédéric Dard. Ce dernier était un autodidacte complet, et son amour de l’écriture le portait naturellement vers différentes formes de production : on le sait assez peu, mais Frédéric Dard débuta par le journalisme, à Lyon, avant de s’aguerrir et de se tourner vers le théâtre et la littérature. L’édition des textes est organisée sous la houlette de Lionel Guerdoux et Philippe Aurousseau, deux connaisseurs et collectionneurs de textes de Dard. Lionel Guerdoux tient en outre un blog à l’adresse suivante : http://www.toutdard.fr/. Et tous les jours ou presque il ajoute des références ou des textes peu connus de notre prolifique auteur. Il peut s’agir de préfaces, d’interview ou même de petits articles qu’il a publié dans sa jeunesse. Autant dire que ce site est indispensable pour ceux qui veulent comprendre le développement d’une écriture polymorphe autant qu’abondante.

    Je n’ai pas encore reçu mon exemplaire, mais connaissant un peu les textes publiés ici – au moins pour certains – je ne doute pas de leur intérêt. En effet, on y verra tour à tour Dard tenter sa chance sur le terrain du théâtre, de la pièce radiophonique, ou encore de la nouvelle. Car Dard fut un grand auteur de contes et nouvelles ainsi que le signalait son ami Robert Hossein[1], même si dans l’abondance de sa production il y a beaucoup de redites et de textes de qualité très variable.

    Par la suite, lorsque Dard montera à Paris en 1949, il développera son écriture dans tous les domaines : toujours les nouvelles bien sûr, les San-Antonio, les récits d’espionnage et le roman noir[2], mais aussi le théâtre grâce auquel il connut ses premiers succès, et puis il écrivit beaucoup pour le cinéma, aussi bien comme dialoguiste que comme scénariste. C’est dans les années de formation que Dard développa un goût pour la scène et pour le cinéma.

    L’ouvrage de Guedoux et Aurousseau comble évidemment un vide, même si beaucoup de textes ne sont pas encore connus et même si d’autres sont sans doute définitivement perdus. Dard lui-même n’avait pas le goût de collectionner ses propres écrits. Pour avoir moi-même travaillé sur les contes et nouvelles de Dard, je sais combien ce travail de collecte et de traitement est long et difficile. Et donc on peut remercier Guerdoux et Aurousseau de nous faire partager la connaissance qu’ils ont de Frédéric Dard première manière.

     Lionel Guerdoux et Philippe Aurousseau, Berceau d’une œuvre Dard – Frédéric Dard écrivain et journaliste – 1938-1950, Editions de l’Oncle Archibald, 2016 

    Pour ceux qui veulent commander cet ouvrage, on peut le faire par Internet à l’adresse suivante.

    http://www.toutdard.fr/commande-berceau-dune-oeuvre-dard/

    Lionel Guerdoux et Philippe Aurousseau, Berceau d’une œuvre Dard – Frédéric Dard écrivain et journaliste – 1938-1950, Editions de l’Oncle Archibald, 2016 

     


    [1] Robert Hossein écrivait, en 1977, dans la présentation de la pièce de théâtre Pas d’orchidées pour miss Blandish  au Théâtre de la porte Saint-Martin. « J’ai toujours été un admirateur de Frédéric Dard, bien avant ses San-Antonio. En dehors de ses livres dont la réputation n’est plus à faire, Frédéric avait des jardins secrets, très beaux, très rares. Ce sont de sublimes nouvelles qu’il a écrites et dont on parle peu, mais qui sont, selon moi, sa carte d’identité. Il y a Frédéric Dard, San-Antonio et l’auteur de ces nouvelles ».

    [2] Et même le roman fantastique, voir, Alexandre Clément, Frédéric Dard, San-Antonio et la littérature d’épouvante, Les Polarophiles Tranquilles, 2009.

    « Mêmes les assassins tremblent, Split second, Dick Powell, 1953La fin d’un tueur, The dark past, Rudolph Maté, 1948 »
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