• Mr Majestik, Richard Fleischer, 1974

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    Ce film bénéficie d’une certaine indulgence par rapport au reste de la filmographie de Charles Bronson. Cele provient essentiellement du fait qu’il est signé Richard Fleischer. Et plus le temps a passé et plus Richard Fleischer voit sa cote augmenter. Le scénario est signé Elmore Leonard, producteur à la chaîne d’histoires toutes plus réactionnaires les unes que les autres. Mais ce film est aussi souvent cité comme un des préférés de Quentin Tarantino dont les goûts cinématographiques se reflêtent assez exactement dans ses propres produits.

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    Vincent veut embaucher pour rentrer sa récolte de pastèques

     L’histoire est assez simple, voire simplette. Un cultivateur de pastèques, Vincent Majestik, cherche à embaucher de la main d’œuvre mexicaine pour ramasser rapidement le produit de son labeur. Il recrute une partie de celle-ci, mais il va se heurter à Kopas, jeune apprenti racketteur. Celui-ci le menace, et comme Vincent n’est pas un homme à céder au chantage les choses dégénèrent. Kopas prend sa raclée et va pleurnicher dans le giron de la police qui fout Vincent au trou. Le hasard fait qu’en prison il croise un tueur professionnel, un vrai de vrai, Renda. Les amis de ce dernier attaquent le convoi qui transfère les prisonniers. Beaucoup d’hommes restent sur le carreau, mais Vincent arrive à se sortir de ce guet-apens, il capture Rena et se propose de le livrer à la police si celle-ci passe l’éponge sur le passage à tabac de Kopas. Mais Rena n’est pas né de la dernière pluie et s’enfuit. Dès lors il va vouloir se venger de Vincent qu’il veut tout simplement assassiner. En guise d’hors-d’œuvre, il va effrayer les peones qui travaillent pour Vincent,  privant celui-ci de la main d’œuvre nécessaire à sa récolte. Tout cela va bien énerver le taciturne Vincent qui va tuer les tueurs les uns après les autres, car on ne peut pas faire confiance aux fonctionnaires de l’Etat et donc à la police.

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    Cette petite crapule de Kopas veut faire la loi à Vincent

    Tous les poncifs de la droite archaïque sont convoqués pour soutenir cette daube. Les pauvres mexicains sont bien contents de trouver un patron compatissant qui les paie 1,42 $ par jour étant bien conscient qu’à ce tarif c’est presque de la charité. Les peones mexicains sont juste bons à ramasser les pastèqaues et dès que les coups de feu commencent à claquer, il n’y a plus personne, car les Mexicains s’enfuient avec la merde au cul, c’est du moins leur rôle » dans ce film. On l’a dit un peu plus haut, tout repose sur le fait que les fonctionnaires de la police sont des fainéants, juste bons à mettre en cabane les vrais travailleurs qui se lèvent tôt. Ils n’ont même pas l’idée de faire confiance à Vincent, hors pourtant la confiance c’est le b-a-ba de la vertu économique et de la prospérité. Voilà pour l’histoire et le message. C’est bien du Elmore Leonard.

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    Mais Vincent à du répondant 

    On pourrait se dire cependant qu’une telle histoire n’a pas d’importance et qu’il ne faut pas voir le mal partout. Et au fond que ce qui est important, c’est la réalisation. Et bien parlons en de la réalisation. C’est filmé à la va comme je te pousse. Les images sont laides et les acteurs cabotinent à qui mieux mieux. Charles Bronson en tête, mais il a toujours été comme ça à quelques petites expression près. Or vers cette époque, il commençait à pouvoir porter un film sur son seul nom. C’est probablement ce qui a fait que sa carrière a tourné en eau de boudin. Al Lettieri qui venait de triompher dans Le parrain et dans Guet-apens reprend un rôle de psychopathe qu’il surjoue un peu. Ce film emprunte beaucoup à Peckinpah, sauf le talent bien sûr. Non seulement il lui emprunte Al Lettieri, mais aussi les scènes de violence dans les rues d’une petite ville du Sud profond.

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    En prison Vincent croise le dangereux tueur Renda

    Il ne se passe donc strictement rien dans ce triste film qui pue l’ennui et la naphtaline. Il démontre que Richard Fleischer, même si ici et là il a pu parfois faire quelque chose, n’est pas un grand réalisateur, et que Charles Bronson livré à lui-même n’est qu’une silhouette.

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    Les amis de Renda cherchent à le faire évader

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    Vincent ne supporte pas que Renda lui ai gaché sa récolte

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    Renda commence à avoir peur

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    Vincent repart avec la belle Nancy après avoir mis tous les truands au pas

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