• Cold in July, Jim Mickle, 2014

    Cold in July, Jim Mickle, 2014

    Plus que quelque chose de neuf, Cold in july se veut une sorte de synthèse moderne du « noir ». Inspiré d’un roman de l’auteur à succès Joe R. Lansdale, il démarre sur un meurtre commis au nom de la légitime défense par un encadreur qui sruprend un cambrioleur dans sa maison. L’enquête se passe pourtant bien, et tout le monde semble trouver que c’est un simple accident. Cependant, Richard Dane va être rapidement confronté au père du défunt. Celui veut se venger, mais la police veille et l’arrête. Jusque là on est dans uune sorte de remake de Cape Fear. Mais les choses vont basculer lorsque Richard s’apperçoit que les flics veulent tuer Russel en le ficelant sur voie de chemin de fer. Il lui sauve la vie. Avec bien des difficultés Richard et Russell vont se mettre d’accord pour essayer de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que le corps enterré n’est pas celui du fils de Russell, ils vont se joindre à une sorte de détective, Jim Bob, pour tenter de découvrir la vérité. Là on va tomber sur une entreprise de production de snuff movies dans laquelle est impliqué lepropre fils de Russell. Cette dernière partie du film semble avoir été inspirée à la fois par Taxi Driver et par le très beau film de Paul Schrader, Hard Core.

      

    Cold in July, Jim Mickle, 2014

    L’ensemble laisse un goût d’inachevé. On a l’impression d’un film qui part dans tous les sens. L’action se passe en 1989, sans que cela n’apporte rien de plus, si ce n’est des chemises affreuses et des bagnoles de collection. Le public n’a pas suivi. Le film a été un fiasco de partout dans le monde. Probablement ce sont les dérapages continuels de l’histoire vers des invraisemblances que l’auteur doit prendre pour des ertournements inattendus de situation. C’est ainsi que le premier tiers montre le désarroi de Richard qui a tué un homme dans un geste un peu excessif d’autodéfense, tandis que la fin, le saisi en homme d’action, vengeur au sang froids, capable de tuer sans état d’âme. Si on cromprend bien que la police travaille plus ou moins la main dans la main avec la mafia locale, son comportement n’est pas très cohérent. Et puis d’ailleurs les poliiciers sont abandonnés au fil du récit. On ne sait ce qu’ils vont devenir. Il y a bien sûr une forme de philosophie à cette histoire : l’Etat corrompu, représenté par la police locale, n’est pas capable de vous défendre, il faut se prendre en main, même si c’est douloureux. Le fait que cela se passe au Rexas aide à faire passer le message. 

    Cold in July, Jim Mickle, 2014

     Richard surpend un cambrioleur chez lui 

    La qualité de la mise en scène n’est pas en cause. C’est plutôt bien filmé, même si le montage laisse un peu à désirer, même si on peu trouver certains plans un peu trop sophistiqués, des ralentis intempestifs. Cela se passe la nuit dans une atmosphère sombre, avec une pluie abondante. On peut reprocher tout de même à Mickle de ne pas posséder l’art d’utiliser les paysages. Ce n’est pas la profondeur du champ qui manque, mais plutôt une personnalisation des décors qui sont filmés assez platement, or ils jouent un rôle déterminant puisque ces maisons qui se veulent des forteresses sont en permanence violées. Par contre les scènes d’action sont très bien chorégraphiées et bien rythmées, malgré leur côté un peu convenu, plein de testostérones.

    Cold in July, Jim Mickle, 2014

     Il rencontre le père du cambrioleur qu’il a tué

    L’interprétation est plutôt bien, Michael C. Hall passe assez facilement du rôle de petit encadreur de province sans histoire, à celui de vengeur un peu fêlé. Sam Shepard est égal à lui-même en vieux baroudeur vieillissant. Le plus étonnant est sans doute Don Johnson. Voilà un acteur qui a été très mal utilisé, probablement avait il eu le tort de se laisser cantonner trop longtemps dans la série télévisée Miami vice, à moins qu’il n’ait été victime de ses trop nombreuses addiction à l’alcool et aux drogues. En tous les cas il est ici excellent dans le rôle d’un vieux détective un peu ringard, un peu violent. A mon avis le film vaut au moins d’être vu pour lui, bien qu’il n’apparaisse qu’après le permier tiers de l’histoire. On remarque aussi le fils de Kurt Russell et de Goldie Hawn, Wyatt Russell dans le rôle du fils dégénéré

     Cold in July, Jim Mickle, 2014

     L’arrivée de Jim Bob

     Cold in July, Jim Mickle, 2014

     Jim et Richard s’apprètent à partir en guerre

    La moins convaincante est sans doute Vinessa Shaw qui interprète la femme de Richard. Sans doute cela provient du fait que le scénario hésite entre la femme soumise et l’épouse qui reproche tout et n’importe quoi à son mari. Elle passe ainsi d’une sorte de ménagère en colère à la femme qui attend que son mari ait terminé de faire ses frasques. La distribution est complétée par Nick Damaci dans le rôle du policier véreux. C’est un habitué des films de Jim Mickle.

     Cold in July, Jim Mickle, 2014

     L’intrusion dans la maison de l’horreur va être sanglante

    « Abdel Hafed Benotman, Eboueur sur échafaud, Rivages, 2003Gomorra la série, Steffano Sollima, 2014. »
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